En 2008, des hausses de loyers plus raisonnables
Les loyers augmentent moins fortement que par le passé, avec une hausse 2,1% depuis un an, contre 2,7% précédemment. Dans près d'un quart des villes, ils sont même à la baisse, entre -1% et -5%. Les différences régionales restent importantes.
"Le temps des hausses rapides de loyer est donc maintenant terminé", constate d'entrée de jeu Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université de Paris 10-Nanterre en commentant l'analyse de CLAMEUR sur les loyers (1). Cette année le ralentissement a en effet été plus prononcé qu'à l'habitude (+ 0,7% sur un an à février 2008, contre + 1,2% en 2007 à la même époque). Et la reprise estivale a été moins vive que les années passées : en août 2008, le rythme annuel de hausse des loyers de marché était ainsi de + 2,1%, contre + 2,7% en 2007 à la même époque (+ 4,7% en 2005). "En trois ans, le taux de progression des loyers a été divisé par deux", poursuit Michel Mouillart. Sur la France entière, le loyer moyen ressort, selon Clameur, à 12 euros le m2 (voir encadré ci-dessous).
La demande paraît aujourd'hui moins vigoureuse qu'auparavant : les incertitudes économiques et la faible progression des revenus n'incitent guère les ménages à l'optimisme et ont pesé lourdement sur leur moral. La mobilité résidentielle des locataires du secteur privé recule pour s'établir en août 2008 à 28,7% depuis le début de l'année, contre 30,7 % en 2007 à la même époque (et 32,5 % en 2004). Le repli se confirme donc, au risque d'une dégradation générale de la fluidité des marchés. Sur un an, l'activité du marché locatif privé s'est en effet contractée de 6,5% (et même de 11,7% depuis 2004).
28/11/2008
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