Immobilier locatif : l'investissement est t'il toujours d'actualité?
Les prix de l'immobilier semblent avoir atteint des sommets. Ils pourraient rester quelque temps à ce palier ou également diminuer ! Doit-on dans ces conditions continuer d'investir ? Et la question se pose-t-elle de la même façon pour tous les investisse
 Prix et loyers : infléchissement ou retournement en vue ?
L'analyse du marché faisant état de sa hausse persistante et soutenue n'a pas varié : la demande l'emporte sur l'offre de façon structurelle ; des facteurs à la fois démographiques et sociologiques alimentent chaque année des besoins en logement que la construction.
Ce déséquilibre entre l'offre et la demande est certes variable suivant les types de logements et leur lieu. L'insuffisance est surtout criante dans le logement social, pour lequel les temps d'attente s'allongent, et le logement intermédiaire ; mais elle se situe également dans les agglomérations à fort développement où l'offre n'a pas suivi par rapport à un afflux de nouveaux arrivants.
Bien que fonctionnant sur une offre et une demande de natures différentes, les marchés du neuf, de la revente et marché locatif ne sont pas séparés ; la demande se transfère volontiers de l'un à l'autre. C'est le cas entre le neuf et l'ancien, mais aussi entre l'achat et la location. On a pu voir ces dernières années la pénurie de logements locatifs et la baisse des taux changer des demandeurs de location en candidats acquéreurs, en général "primo-accédants" ! Avec pour résultat sans surprise une évolution à peu près parallèle des prix et des loyers.
Ce déséquilibre est-il susceptible de faire monter les prix et les loyers indéfiniment ? Certes non, car en fait le marché immobilier, qui est, il ne faut pas l'oublier, d'abord un marché du logement principal, est "plafonné" par le pouvoir d'achat des acquéreurs ou des candidats locataires locaux.
En fait, le plafonnement a été fortement retardé sur le marché de la vente par les effets de la baisse des taux et de l'allongement de la durée des crédits, qui ont maintenu le montant des remboursements des acquéreurs à crédit malgré la hausse des prix, permettant au passage d'alléger les tensions sur le marché de la location.
Une hausse des taux d'intérêt des crédits immobiliers, actuellement à un "point bas" historique avec des taux à moins de 3% pour des crédits à taux variable et entre 3 et 4% pour des taux fixes (hors assurance), renchérirait pour les acquéreurs à crédit le coût des biens actuellement sur le marché, et pèserait d'autant plus sur les prix qu'elle serait brutale : un point pourrait simplement infléchir la tendance actuelle qui reste encore à la hausse, deux points et plus pourraient déclencher une baisse sans qu'on ne sache à vrai dire combien de points seraient de nature à déclencher un "krach".
28/11/2008
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