Marché Immobilier: la contraction des crédits
Les taux se tendent et les banques restreignent leur offre
 Les déterminants de la demande sont bons, les coûts des opérations reculent doucement, les revenus des ménages sont encore en progression, le niveau des taux est stabilisé depuis six mois, et pourtant les ménages n'achètent pas." Ou plutôt ils achètent moins. Dans l'ancien, environ 700.000 transactions ont été enregistrées en 2007 et les prévisions pour 2008 étaient de l'ordre de 650.000 ventes. Il semblerait qu'elles se limitent à 610.000, voire moins.
Si les primo-accédants représentent une part non négligeable du marché (environ un tiers), pour les autres, l'achat d'un nouveau bien dépend de la vente du précédent, et quand les volumes font défaut, toute la chaîne immobilière s'enraye. Certes, le coût du crédit s'est renchéri, mais ce n'est pas la seule explication du phénomène.
En tout cas, la baisse n'est pas généralisée. Les biens les mieux situés résistent, notamment dans le centre de Paris, où les vendeurs ne sont pas encore prêts à accepter des rabais. Reste que dans les années qui viennent l'ensemble du marché pourrait être entraîné dans la spirale de baisse. Pour y échapper, les acheteurs doivent se montrer très exigeants sur l'em-placement, quitte à rabattre leurs prétentions sur la rentabilité du bien, et d'ici quelques mois il y aura peut-être quelques bonnes affaires à saisir.
28/11/2008
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