Taux immobilier en septembre 2026 : comment obtenir le meilleur taux ?

Après plusieurs mois relativement stables, les taux de crédit immobilier repartent légèrement à la hausse en septembre 2026. Selon les données publiées par Pretto, le taux moyen atteint désormais 3,43 % sur 15 ans, 3,54 % sur 20 ans et 3,61 % sur 25 ans. De son côté, Meilleurtaux relève début septembre des taux moyens compris entre 3,23 % et 3,61 % selon la durée et les profils emprunteurs.

Pour autant, ces chiffres ne doivent pas être considérés comme une fatalité. Le taux obtenu par un emprunteur dépend de nombreux paramètres : durée du prêt, revenus, apport, stabilité professionnelle, niveau d’endettement, épargne ou encore qualité globale du dossier.

Alors, faut-il attendre une éventuelle baisse des taux ? Comment obtenir un bon taux immobilier en 2026 ? Et faut-il passer par un courtier ? Domis Montpellier fait le point.

Taux immobilier septembre 2026

Les taux remontent en septembre

La rentrée 2026 marque un léger changement de tendance sur le marché du crédit immobilier.

D’après Pretto, les taux moyens s’établissent en septembre à :

Durée du créditTaux moyen
15 ans3,43 %
20 ans3,54 %
25 ans3,61 %

Ces chiffres correspondent à des moyennes nationales et peuvent varier sensiblement d’un dossier à l’autre. Pretto constate notamment une hausse d’environ 0,11 point en moyenne par rapport au mois précédent.

Meilleurtaux observe également une remontée des barèmes en début de mois. Son baromètre du 1er septembre indique notamment, sur 20 ans, 3,10 % pour un taux excellent, 3,50 % pour un très bon taux et 3,62 % pour un bon taux, hors assurance.

Le marché reste donc accessible, mais la période de crédit particulièrement favorable observée ces derniers mois semble progressivement s’éloigner.

Et en Occitanie, quels sont les taux ?

Les emprunteurs de la région Occitanie bénéficient actuellement de conditions légèrement différentes de la moyenne nationale.

Selon le baromètre CAFPI relevé le 6 septembre 2026, les taux moyens en Occitanie s’établissent à 3,38 % sur 20 ans et 3,47 % sur 25 ans. À titre de comparaison, CAFPI affiche au niveau national 3,43 % sur 20 ans et 3,53 % sur 25 ans.

L’écart reste relativement limité, mais il montre que la localisation du projet et les politiques commerciales des banques régionales peuvent également avoir une influence sur les conditions de financement.

Pour un projet immobilier à Montpellier, Toulouse, Nîmes ou plus largement en Occitanie, il peut donc être intéressant de comparer plusieurs établissements plutôt que de se limiter à sa banque habituelle.

Pourquoi les taux remontent-ils ?

Les taux immobiliers ne dépendent pas uniquement de la politique commerciale des banques.

Parmi les indicateurs suivis par les établissements bancaires figure notamment l’OAT 10 ans, qui correspond au taux auquel l’État français emprunte sur les marchés financiers.

Selon Pretto et Meilleurtaux, cet indicateur a fortement progressé en 2026. L’OAT 10 ans est ainsi passée au-dessus de 4 %, ce qui exerce une pression sur les conditions de refinancement des banques.

La prochaine décision de la Banque centrale européenne constitue également un élément à surveiller. La BCE doit se réunir le 10 septembre 2026 pour décider de l’évolution de ses taux directeurs.

Pour autant, il serait prématuré de conclure que les taux vont fortement augmenter. Les banques continuent à vouloir distribuer du crédit, notamment auprès des profils qu’elles considèrent comme les plus solides.

Tous les emprunteurs n’obtiennent pas le même taux

C’est probablement l’un des points les plus importants à retenir lorsqu’on parle de taux immobilier.

Le taux affiché dans un baromètre n’est pas nécessairement le taux que vous obtiendrez.

Votre profil emprunteur joue un rôle majeur dans la négociation.

Les données de Pretto permettent d’ailleurs d’observer des écarts importants selon les revenus.

En septembre 2026, sur 20 ans, les taux moyens observés sont notamment de :

  • 3,75 % pour les revenus inférieurs à 40 000 € ;
  • 3,62 % entre 40 000 et 80 000 € ;
  • 3,50 % au-delà de 80 000 € ;
  • 3,30 % au-delà de 120 000 €.

Sur 25 ans, l’écart va de 3,85 % pour les revenus les plus faibles à 3,35 % pour les revenus supérieurs à 120 000 €.

Ces données illustrent une réalité importante : deux personnes qui empruntent le même montant sur la même durée peuvent obtenir des conditions différentes.

Les banques évaluent en effet la capacité de remboursement, la stabilité des revenus, le reste à vivre, le niveau d’épargne et le risque global du dossier.

La durée du prêt change aussi la donne

La durée d'emprunt constitue un autre facteur déterminant.

En septembre 2026, les taux moyens observés par Pretto sont de 3,43 % sur 15 ans, 3,54 % sur 20 ans et 3,61 % sur 25 ans.

À première vue, la différence peut sembler faible.

Pourtant, sur un crédit immobilier de plusieurs centaines de milliers d’euros, quelques dixièmes de point peuvent représenter plusieurs milliers d’euros sur la durée totale du financement.

À l’inverse, emprunter sur une durée plus longue permet généralement de réduire la mensualité et donc d’augmenter sa capacité d'emprunt.

Le bon choix n’est donc pas forcément de rechercher le taux le plus faible à tout prix. Il faut trouver le meilleur équilibre entre taux, durée, mensualité, coût total du crédit et capacité d’achat.

Comment obtenir un bon taux immobilier ?

Obtenir un bon taux commence avant même de prendre rendez-vous avec une banque.

1. Soigner son dossier

Un dossier bancaire clair et complet facilite le travail du conseiller et permet de présenter un profil plus rassurant.

Il est notamment recommandé de préparer :

  • les justificatifs de revenus ;
  • les derniers avis d’imposition ;
  • les relevés de comptes ;
  • les justificatifs d’épargne ;
  • les documents relatifs aux crédits en cours ;
  • les éléments concernant le projet immobilier.

L’objectif est de montrer que le projet est maîtrisé et que la situation financière est saine.

2. Présenter un apport

L’apport personnel peut constituer un véritable argument de négociation.

Il permet notamment de financer une partie des frais liés à l’acquisition et de réduire le montant emprunté.

Mais là encore, il n’existe pas de règle universelle : conserver une épargne de précaution peut également être pertinent plutôt que de mobiliser l’intégralité de son épargne dans l’achat.

3. Éviter de multiplier les crédits

Avant de solliciter un prêt immobilier, il peut être intéressant de limiter les crédits à la consommation et les dépenses financées à crédit.

La banque analyse en effet l’ensemble des charges de l'emprunteur afin d’évaluer sa capacité de remboursement.

4. Mettre les banques en concurrence

C’est probablement l’un des leviers les plus efficaces.

Une proposition bancaire n’est pas nécessairement définitive. Plusieurs établissements peuvent avoir des politiques commerciales différentes au même moment.

Certaines banques peuvent chercher davantage à attirer les primo-accédants, d’autres les investisseurs, les clients disposant d’une forte épargne ou encore certains profils professionnels.

La négociation peut donc porter sur le taux, mais également sur l’assurance emprunteur, les frais de dossier, les conditions du compte bancaire ou certaines modalités du prêt.

Courtier ou banque : faut-il choisir ?

Faire appel à un courtier n’est pas systématiquement indispensable.

Un emprunteur disposant d’un excellent dossier et ayant du temps pour solliciter plusieurs établissements peut parfaitement négocier directement avec les banques.

Mais dans certains cas, le recours à un courtier peut être particulièrement pertinent.

Son rôle consiste notamment à présenter le dossier à plusieurs établissements et à rechercher les conditions les plus adaptées au profil de l'emprunteur.

L’intérêt ne réside donc pas uniquement dans la recherche d’un taux plus bas. Le courtier peut également permettre de gagner du temps, de mieux comprendre les critères des banques et d’identifier les établissements les plus susceptibles d’accepter le dossier.

Pretto souligne d’ailleurs que les banques réduisent actuellement certaines décotes, tout en continuant à financer les dossiers solides. La négociation reste donc possible, mais elle devient davantage dépendante de la qualité du profil présenté.

Un écart de taux peut peser sur votre budget

Prenons un exemple simplifié.

Un couple emprunte 250 000 € sur 20 ans, hors assurance.

Avec un taux de 3,50 %, la mensualité du capital et des intérêts se situe autour de 1 450 € par mois.

Avec un taux de 3,70 %, elle passe à environ 1 475 €.

À première vue, une différence d’environ 25 € par mois peut sembler limitée. Mais rapportée à 240 mensualités, elle représente plusieurs milliers d’euros supplémentaires sur la durée du crédit.

C’est pourquoi la recherche du financement ne doit pas être considérée comme une simple formalité après avoir trouvé son logement.

Le financement fait partie intégrante du projet immobilier.

Faut-il acheter maintenant ou attendre une baisse des taux ?

Il est toujours tentant de repousser son projet immobilier dans l’espoir d’une baisse prochaine des taux.

Mais il est impossible de prévoir avec certitude leur évolution dans les prochains mois. Une éventuelle baisse des taux pourrait également s’accompagner d’une hausse des prix immobiliers ou d’une diminution de l’offre disponible.

À l’inverse, acheter aujourd’hui n'empêche pas nécessairement de profiter ultérieurement de meilleures conditions. Si les taux immobiliers venaient à baisser significativement dans les prochaines années, il serait possible de demander une renégociation de son crédit auprès de sa banque, ou de faire racheter son prêt par un autre établissement. L’objectif serait alors de bénéficier d’un taux plus avantageux, avec à la clé une réduction des mensualités ou de la durée du crédit. Cette opération doit toutefois être étudiée au cas par cas, car elle peut entraîner différents frais.

Autrement dit, obtenir un taux légèrement supérieur aujourd’hui ne signifie pas nécessairement que l'emprunteur sera « bloqué » pendant 20 ou 25 ans. Le contexte des taux peut évoluer et le financement pourra, dans certaines situations, être optimisé ultérieurement.

La bonne stratégie consiste donc surtout à évaluer la solidité de son projet, sa capacité d'emprunt et les conditions réellement proposées pour son profil.

Peut-on rembourser son crédit plus rapidement si l’on dispose d’une somme d’argent ?

Un autre élément peut être négocié lors de la souscription du crédit : les modalités de remboursement anticipé partiel.

Le principe est simple : si l'emprunteur reçoit une somme d’argent importante au cours du prêt : épargne, prime, donation, héritage ou autre rentrée exceptionnelle ; il peut donc, sous certaines conditions, utiliser une partie de cette somme pour rembourser une partie du capital restant dû.

On parle alors de remboursement anticipé partiel. Cette opération permet de diminuer le capital sur lequel sont calculés les intérêts et donc de réduire le coût total du crédit.

Selon les modalités prévues dans le contrat, deux options peuvent notamment être envisagées :

  • conserver la même mensualité : le crédit est alors remboursé plus rapidement et la durée restante diminue ;
  • réduire les mensualités : la durée du prêt peut rester similaire, mais l’effort financier mensuel diminue.

Il est donc intéressant de regarder ces conditions avant même de signer son offre de prêt. Certains contrats prévoient également des conditions ou des indemnités en cas de remboursement anticipé. Ces éléments peuvent être négociés avec la banque et doivent être vérifiés dans l’offre de prêt.

Pour un emprunteur qui prévoit par exemple de recevoir régulièrement des primes ou qui souhaite conserver la possibilité de faire des remboursements exceptionnels, cette souplesse peut être particulièrement intéressante.

Ce qu’il faut retenir des taux immobiliers en septembre 2026

Le marché du crédit immobilier reste accessible, mais la rentrée s’accompagne d’une légère remontée des taux.

Les principaux enseignements sont les suivants :

  • les taux moyens atteignent environ 3,43 % sur 15 ans, 3,54 % sur 20 ans et 3,61 % sur 25 ans selon Pretto ;
  • en Occitanie, les niveaux relevés par CAFPI sont légèrement inférieurs à la moyenne nationale sur les durées de 20 et 25 ans, avec respectivement 3,38 % et 3,47 %;
  • les taux varient fortement selon la durée du crédit ;
  • les revenus et la qualité du dossier influencent également le taux proposé ;
  • l’apport, la stabilité professionnelle, l’épargne et le niveau d’endettement peuvent renforcer un dossier ;
  • comparer plusieurs banques reste essentiel ;
  • un courtier peut être pertinent pour mettre les établissements en concurrence ;
  • le taux ne doit pas être analysé seul : assurance, frais, durée et coût total du crédit doivent également être pris en compte.

Les chiffres présentés dans cet article sont des moyennes de marché et ne constituent pas une proposition de financement. Les conditions réellement proposées dépendent de chaque situation et de chaque établissement bancaire.

Un projet immobilier à Montpellier ?

À Montpellier et dans sa métropole, le financement est devenu un élément central de la stratégie d’achat. Le bon logement est celui qui correspond à vos besoins, mais aussi à votre capacité financière réelle.

Que vous soyez primo-accédant, investisseur ou déjà propriétaire, les équipes de Domis Montpellier, implantées notamment à Lattes et Clapiers, peuvent vous accompagner dans votre projet immobilier, de la recherche du bien jusqu’à la concrétisation de votre acquisition.

Avant de vous engager, prenez le temps d’évaluer votre budget, de comparer les solutions de financement et de vous entourer des bons interlocuteurs.

Vous avez un projet d’achat à Montpellier ou dans sa métropole ? Contactez Domis Montpellier pour échanger sur votre projet immobilier.

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